La privation de caresses, traduisant l'absence ou la pauvreté de l'amour reçu, engendre l'anxiété et derrière elle suit tout un chapelet de maladies psychosomatiques : problèmes de peau, de viscères ou musculaires...

Se laisser caresser, c'est avouer son désir, son besoin de plaisir, de sécurité aussi, car en se mettant nu on se met en état de vulnérabilité. Se laisser caresser enfin, c'est demander de la tendresse et de l'amour tout en avouant ses propres sentiments...

La caresse ... un partage

Caresser, c'est demander et offrir du plaisir : en caressant la peau de votre amant, vous éprouvez un plaisir que le bout de vos doigts lui retransmet, il éprouve également un plaisir qu'il renvoie à votre main. Ce plaisir, en vous atteignant amplifie le vôtre et repart vers lui en caresses encore plus chargées d'éroticité. Le caressant reçoit autant qu'il dispense.

De plus, notre équilibre psychique et physique requiert des stimulations tactiles. La stimulation permanente de la peau sert à maintenir le tonus sensoriel, moteur et affectif.

La privation de caresses, traduisant l'absence ou la pauvreté de l'amour reçu, engendre l'anxiété et derrière elle suit tout un chapelet de maladies psychosomatiques : problèmes de peau, de viscères ou musculaires...

A ce besoin fondamental s'associe un conditionnement : le plaisir de la caresse détermine le désir de la caresse. Autrement dit, plus vous y prendrez plaisir plus vous en redemanderez ! En revanche, moins vous y prendrez de plaisir, moins vous en aurez envie et encore plus minces seront vos chances d'y trouver du plaisir. Heureusement ... le plaisir s'apprend avec plaisir...


Gérard Leleu, Médecin Sexologue