Toutes les questions que vous vous posez sur la sexualité féminine (enfin presque ..) ... un rapide tour d'horizon!

Doit on tout accepter par amour, y compris ce que l'on aime pas?

A priori non. Mais il est vrai que dans "tout accepter", il y a ce qui est tolérable et ce qui ne l'est pas. Certaines caresses, pratiques ou positions ne sont supportables que si l'on est en confiance avec son partenaire. Dans tous les cas, il n'y a aucun intérêt à se forcer. L'effet serait de toutes façon bloquant, inhibiteur et donc néfaste à la relation.

Vaut il mieux simuler le plaisir ou avouer que l'on ne ressent pas?

Simuler enferme la femme dans un cercle vicieux. Plus on est insatisfaite, plus elle en rajoute pour faire illusion et plus son partenaire est conforté dans la conviction que son comportement sexuel est satisfaisant. La femme qui feint d'avoir du plaisir prend aussi le risque d'atteindre un jour l'orgasme, sans les manifestations excessives habituelles. Son partenaire risque alors de s'inquiéter et de lui demander pourquoi cette fois-ci, elle n'a pas joui. Il sera alors très difficile de sortir de cette situation sans dommages. Autre danger, lui avouer qu'on a jamais connu le plaisir avec lui. Cette franchise brutale peut avoir des effets néfastes. L'idéal est d'essayer de se laisser aller aux sensations que l'on apprécie, même si elles n'ont rien de volcanique au début, de manière à faire connaissance avec l'autre et à lui manifester ce sentiment de bien-être. Avec le temps, et en se focalisant sur ces sensations de plus en plus agréables, on peut avancer ensemble vers plus de plaisir.

Faut il parler de l'amour après l'amour?

De la technique amoureuse, non. On peut bien sûr discuter de sa vie intime avec son partenaire, lui dire ce que l'on aime, ce que l'on ressent, mais il faut choisir un moment propice, où l'on se sent complices. Dans le feu de l'action, rien n'empêche aussi de guider les gestes de l'homme, de souligner les caresses ou positions qui procurent du plaisir mais sans pour autant lui fournir un mode d'emploi. Il pourrait alors penser qu'il est incompétent.

Il a une panne sexuelle, qu'est ce qu'on fait?

Lorsque la femme cherche à dédramatiser la situation, l'homme ne retient qu'une chose: sa partenaire s'est aperçue de sa panne. Si en plus elle ajoute qu'ils poursuivront leurs ébats demain, il va faire une fixation sur ce rendez-vous. Mieux vaut ne pas focaliser sur la pénétration mais dévier son attention vers des caresses qui seront excitantes pour les deux. L'homme reprendra confiance en lui et retrouvera sans doute sa libido, parfois dès le rapport suivant.

Est il inquiétant d'avoir des rapports douloureux?

En tout cas, ce n'est pas logique. Il faut consulter un gynécologue qui recherchera un problème local: inflammation, infection... On doit aussi envisager d'éventuelles causes psychologiques. L'idéal est d'intervenir vite car la douleur s'auto-alimente: plus on souffre, plus on se crispe et plus on a mal.

Etre frigide, c'est quoi au juste?

C'est terme de moins en moins employé. Il y a quelques années, la frigidité signifiait absence d'orgasme. Maintenant cela signifie que l'on ne ressent aucune sensation de plaisir. Que ce soit par la pénétration, les caresses ou même un massage relaxant. Le corps est fermé, insensible. Les causes de cette "froideur sensorielle" peuvent provenir d'un traumatisme physique mais c'est très rare. La plupart du temps, c'est dans l'histoire psychique qu'il faut en chercher l'origine.

La cause du vaginisme est elle toujours psychologique?

Oui. Cette affection se traduit par des contractions du vagin entraînant l'impossibilité physique d'être pénétrée. L'éducation, assortie de tous ses jugements et interdits, constitue la cause principale du vaginisme. Mais attention aux amalgames. Toutes impossibilité de pénétration n'est pas due au vaginisme.

Qu'est ce que la nymphomanie?

Certainement pas le fait d'avoir un appétit sexuel important, voir très important. On peut avoir envie de faire l'amour plusieurs fois par jour sans être nymphomane. La vraie nymphomanie se caractérise par une profonde insatisfaction sexuelle, une frustration permanente. Dans ce cas, faire l'amour ne procure ni plaisir, ni soulagement suffisants. Souvent, la sexualité d'une nymphomane ne vise pas la jouissance dans l'échange émotionnel, mais plutôt un plaisir très localisé dans le corps.

Y a t il certaines positions qui facilitent l'orgasme?

Il n'existe pas de position idéale ou de recettes miracles. On sait seulement que lorsque la femme a le contrôle des mouvements, elle parvient plus facilement à l'orgasme, qu'elle soit sur ou sous son partenaire. A condition bien sûr qu'elle soit à l'aise avec lui. Cette aisance vient avec l'expérience et le temps, ce qui explique que de nombreuses femmes ne connaissent leur premier orgasme qu'après 30 ans. Une femme bien dans sa peau, qui connaît bien son corps, ses réactions, ses goûts (notamment grâce à la masturbation), choisit naturellement les positions qui vont lui procurer le plus de plaisir, généralement au nombre de deux ou trois maximum.

Est il normal de ne pas avoir d'orgasme à chaque rapport?

Heureusement, pas de normalité dans la sexualité. Cependant, de nombreuses femmes n'atteignent pas l'orgasme systématiquement et ne se sentent ni frustrées, ni insatisfaites si elles trouvent malgré tout du plaisir dans leur relation sexuelle.

Est il vrai que l'on peut multiplier les orgasmes?

Les femmes ne sont pas égales face au plaisir et les multi-orgasmiques ne représentent que 5 à 10% de la population féminine. Cette prédisposition est à la fois un avantage et un inconvénient. Avantage car le plaisir est toujours au rendez-vous. Inconvénient pour celles qui ont besoin de deux ou trois orgasmes systématiques pour être comblées. En effet, elles s'exposent à la frustration si leur partenaire ne peut les lui offrir.

L'orgasme favorise-t-il la fécondation?

A priori non, sauf chez les femmes qui ont des orgasmes utérins. Les contractions de l'utérus pourraient faciliter la montée des spermatozoïdes. Mais nombreuses sont celles qui ont eu des enfants sans jamais connaître l'orgasme.

Peut-on avoir de vrais orgasmes en se masturbant?

Oui. La différence entre l'orgasme vécu seule et celui que la femme atteint quand elle fait l'amour avec un partenaire ne se situe pas tant sur le plan de l'intensité physique que sur celui des émotions à partager. C'est la raison pour laquelle certaines parlent d'orgasmes "plus forts" avec leur conjoint.

Peut-on atteindre l'orgasme par la sodomie?

C'est possible. On suppose alors que l'orgasme est atteint parce que le pénis stimule une zone du vagin (à travers la paroi rectale) et exciterait en particulier le point G (point sensible de 3 à 5 cm situé sur la face antérieure du vagin). Cette jouissance s'explique également par l'excitation cérébrale qu'elle procure et éventuellement les caresses et la masturbation auxquelles elle peut être associée.

Atteindre l'orgasme en même temps, est-ce la clé du septième ciel?

L'orgasme simultanément ne se commande pas. En voulant à tout prix y parvenir, on risque d'obtenir l'effet inverse. En général, plus les couples se connaissent, mieux ils s'accordent. En ajustant peu à peu leur rythme, ils peuvent y parvenir, à condition de ne pas faire de cet objectif une fixation.

Quelle est la différence entre plaisir et orgasme?

La définition de l'orgasme répond à une question simple: "le rapport sexuel procure t il une impression de soulagement, comme la fin d'une tension?" Même si ce ressenti est très localisé et peu intense, c'est un orgasme. Si la réponse est négative, c'est du plaisir. Le plaisir se caractérise par cette sensation de bien-être qui s'étire dans le temps, et qui pourrait durer encore et encore sans toutefois apporter de soulagement.

L'ovulation augmente-t-elle le plaisir?

Cela dépend si la femme a ou non envie d'être enceinte. La plupart du temps, c'est davantage l'idée de l'enfant à venir qu'un changement hormonal qui stimule le désir sexuel.

Est-il normal de moins désirer son partenaire après plusieurs années de vie commune?

Non. Car le désir s'entretient. Il faut que chacun des partenaires ait envie que la relation dure toute une vie pour que ce pari soit possible. Il y a des couples qui trouvent normal de ne plus se désirer au bout de 3 ans et d'autres qui s'attirent toujours 40 ans plus tard. Bien-sûr, après un certain nombre d'années, le désir n'est plus aussi fort qu'au premier jour. Le problème est que si l'on considère la passion comme étant la norme, on sera déçu 3 ou 4 ans après le début de l'idylle et on ira chercher ailleurs une nouvelle relation passionnelle, qui, par définition, est éphémère. Mieux vaut donc travailler à transformer la passion en amour. Le désir se nourrit de manque, il faut l'entretenir comme une chose précieuse et fragile, en prendre soin et non le considérer comme acquis.

Éprouve-t-on plus ou moins de désir selon le cycle?

Oui. Mais ce n'est pas la même période pour toutes les femmes. On ne sait toujours pas quels sont les facteurs les plus déterminants (fluctuation d'hormones ou neurotransmetteurs) et s'ils interviennent de façon directe ou pas.

Le stress et la fatigue peuvent-ils endormirent le plaisir?

Ponctuellement oui. Autrement dit, on peut traverser des périodes de stress sur un plan personnel ou professionnel qui endorment l'intérêt du sexe. En revanche, si l'absence de désir s'éternise, il faut alors chercher et analyser ce qui ne va pas dans la relation.

L'absence de lubrification traduit-elle un manque de désir?

C'est souvent vrai. Le désir féminin se traduit par la lubrification vaginale (qui est à la femme ce que l'érection est à l'homme). Une femme qui ne lubrifie pas, c'est un peu comme un homme qui connaît une panne sexuelle. A ne pas confondre avec la sécheresse vaginale qui découle d'un problème hormonal (manque d'œstrogène) et qui rend le vagin sec et peu élastique.Être amoureuse et ne pas ressentir de plaisir avec son partenaire, est-ce inquiétant?

Ce n'est pas inquiétant au début d'une relation mais celà peut devenir gênant à la longue. Parfois, on met l'amour sur un tel piédestal que la dimension sexuelle apparaît comme secondaire. Pour avoir du plaisir, il faut pouvoir se concentrer sur ses propres sensations, même si on partage une relation forte avec l'autre.

Peut-on apprendre à retrouver le plaisir?

C'est toujours possible si l'on en a envie. Dans un premier temps, la masturbation peut être un moyen de redécouvrir des sensations en solo. Il s'agit de reprendre contact avec son corps sans stress ni attente de l'autre. Celles qui s'y refusent peuvent essayer d'échanger des caresses avec leur partenaire. L'important est de comprendre ses motivations, ses attentes et ses blocages.

Pourquoi les préliminaires sont ils indispensables?

La majorité des femmes y sont sensibles, cependant, certaines d'entre elles ne les supportent pas. Les préliminaires permettent d'instaurer la confiance et la communication intime dans le couple. Leur fonction est d'accroître l'excitation et la détente afin que la femme puisse se laisser aller librement à des jeux érotiques et s'autoriser des gestes qu'elle n'aurait pas osés sans cette stimulation.

Peut-on faire l'amour jusqu'à la fin de la grossesse?

Oui, sauf en cas de pathologie particulière comme le risque d'ouverture du col de l'utérus qui pourrait entraîner un accouchement prématuré. Les femmes trouvent naturellement les positions les plus confortables pour elles et pour leur partenaire.

Ressent-on autant de désir après l'accouchement?

Le trouble le plus fréquent, après l'accouchement, est l'absence de désir. C'est une période qui peut aller de quelques semaines à plusieurs mois. Rares sont les femmes qui reprennent rapidement les rapports. Dans les premiers temps, la majorité d'entre elles jongle entre le rôle de femme et celui de mère. La fatigue, le stress expliquent l'absence de désir. Quand la femme peut faire une pause et retrouver son partenaire pour quelques jours en amoureux, le désir revient. Mais pour certaines femmes, il semblerait que le rôle de femme, de maîtresse soit incompatible avec le rôle de mère.

Combien de temps faut-il attendre avant de reprendre une vie sexuelle?

Ils peuvent reprendre dès que le couple se sent prêt. Généralement on attend le retour des couches (un mois et demi environ), si l'examen gynécologique est satisfaisant et si la femme parvient à surmonter certaines peur, de douleur notamment. Il peut être utile de redécouvrir son/sa partenaire à travers les caresses, en attendant de reprendre les rapports avec pénétration. Il est important de ne pas laisser un mur de gêne venir séparer le couple.

Est-il exact que la grossesse dope la libido?

Oui, pour de nombreuses femme. Il faut rappeler que la grossesse déclenche une véritable inondation hormonale: seins plus sensibles, circulation sanguine dans le bas ventre accélérée, lubrification vaginale accrue... autant de facteur qui renforcent l'intensité des sensations. Nombreuses sont celles qui, enceintes, se sentent plus féminines, plus désirables, mieux dans leur peau. D'autre part, le fait que leur partenaire se soit engagé dans une naissance leur donne une vraie confiance en lui.

Rêver d'homosexualité signifie-t-il qu'on est ambivalente?

Non. Rêves et fantasmes sont un produit de notre inconscient, nécessaires à la sexualité. Tout dépend comment on réagit éveillé à une personne du même sexe.

Est il normal d'avoir des fantasmes?

Les fantasmes stimulent la sexualité. Il est normal et sain d'en avoir. Si l'éducation ou des sentiments de culpabilité bloquent ces fantasmes, on minore l'excitation et on se prive donc d'une stimulation naturelle et inoffensive. Le but n'est pas d'essayer systématiquement de les réaliser.

Comment savoir si l'on est vaginale ou clitoridienne?

Souvent, des femmes vaginales ont un orgasme par pénétration. Pour les clitoridiennes, la pénétration sans stimulation directe du clitoris est habituellement frustrante. Mais elle peut devenir vaginale avec un nouveau partenaire. Elle découvre alors que son "ex" était trop rapide et ne lui laissait pas le temps de réagir vaginalement.

Y a-t-il des positions favorables à la femme vaginale, clitoridienne?

Oui. Pour une femme clitoridienne, la bonne position est celle qui permet, en même temps que la pénétration, la stimulation directe du clitoris.

Toutes les parties du corps sont-elles érogènes?

Potentiellement, oui. Pour qu'une zone soit érogène, elle doit être associée à l'idée de plaisir.

Est-il normal d'être déprimée après l'amour?

Ce n'est pas très fréquent. Quand on fait l'amour, on se situe dans le rêve. Quand le rêve s'arrête, la réalité reprend ses droits et cela s'avère plus ou moins difficile selon ce qu'on vit. Mais si on déprime après chaque rapport, c'est anormal.

Peut-on parler d'éjaculation féminine?

Oui, dans certains cas. C'est un phénomène inexpliqué qui survient au moment de l'orgasme. Il y a émission bien réelle de liquide. Cela s'accompagne souvent d'une hyper-lubrification.

La masturbation quotidienne est-elle dangereuse?

Pas sur un plan physique. Mais sur le plan psychologique et relationnel, une masturbation peut venir parasiter la relation et l'échange avec l'autre. Il est en effet difficile de sortir d'une satisfaction autarcique.

Si on a un partenaire régulier, est-il normal de se masturber?

Tout dépend de la fréquence. Si c'est épisodique, rien d'anormal. Mais si c'est fréquent et/ou systématique, celà traduit une insatisfaction sexuelle. Mieux vaut se pencher sur la relation sexuelle du couple en se demandant pourquoi elle ne permet pas de s'épanouir.

Echangisme, orgie, SM... Est-ce la solution à une sexualité qui s'étiole?

Il y a des circonstances qui incitent un couple à découvrir des expériences nouvelles. Rien à voir avec les couples qui ont intégré ces comportements comme seuls mode de fonctionnement. Dans ce cas, c'est le signe que la relation s'est détériorée. L'envie d'expérimenter ces pratiques vient souvent d'un seul partenaire (en général l'homme). Or la partenaire peut y prendre goût. Et c'est là que tout se complique. L'homme perd confiance en lui et enchaîne les pannes sexuelles.

Une relation extra conjugale peut-elle aider le couple à s'épanouir?

Habituellement non. Il est faux de penser que, lors de difficultés, il faut vivre des aventures ailleurs. Celà dit elles ne détruisent pas forcément l'union et peuvent la renforcer momentanément.

Est-ce qu'il faut se forcer à faire une fellation?

C'est la caresse la plus demandée par les hommes et celle que beaucoup de femmes refusent. Elles la pratique souvent sans envie, pour faire plaisir. Là encore, il faut savoir distinguer le tolérable. Parfois, la femme réticente cherche à l'expérimenter, stimulée par le plaisir de son partenaire. Mais si elle éprouve une quelconque répulsion, inutile de se forcer.

Les préservatifs diminuent-ils le plaisir féminin?

A priori, non. Seul bémol: si l'homme ne vit pas bien l'usage du préservatif, sa réticence est perceptible par sa partenaire qui va aussitôt voir son plaisir diminuer.

Est-ce utile si on prend la pilule?

La pilule ne protège pas des MST. Il faut donc se prémunir. Excepté les couples qui ont une relation stable et qui ont effectué un dépistage.

Et pour une fellation?

Oui. Car les gencives peuvent saigner.

Que faire si l'on a eu un rapport non protégé?

Pour prévenir une grossesse: prendre la pilule du lendemain dans les 72 heures après le rapport. En cas de suspicion de contamination HIV, il faut aller à l'hôpital ou consulter un médecin qui pourra prescrire un traitement préventif (1 mois de trithérapie, c'est a dire 3 anti-viraux) dans les 48 heures qui suivent le rapport.

La pratique de la sodomie est-elle dangereuse?

Elle comporte des risques infectieux mais pas seulement. L'anus est entouré du sphincter. Ce muscle ne possède pas l'élasticité du vagin: au bout d'un moment, il s'élargit sans retrouver sa forme initiale. C'est pourquoi, en cas de pratique répétitive, une gêne peut apparaître rapidement.

Où en est le viagra pour femmes?

Une étude est en cours. Il s'agit de parvenir à stimuler le clitoris et d'accroître la lubrification vaginale. La question qui se pose est: les femmes vont-elles se sentir plus motivées à faire l'amour si elles ont une plus grande lubrification, comme les hommes le sont quand ils constatent une érection?

Une abstinence de longue durée a-t-elle des effets sur le comportement?

Oui, si cette abstinence est vécue comme une frustration. Elle peut alors rendre la femme agressive, déprimée ou très demandeuse. Celà dit, la plupart de celles qui n'ont pas de partenaire ne sont pas sexuellement frustrée en période d'abstinence. Elles ressentent plutôt une frustration affective et émotionnelle. En revanche, l'abstinence devient sexuellement problématique lorsqu'une femme vit avec homme qui n'éprouve pas de désir sexuel pour elle.

Est-il conseillé de se laver après un rapport?

A priori, ce n'est pas nécessaire. Le corps humain n'est pas sale, les sécrétions vaginales et le sperme non plus. Dans le cas d'une femme sujette aux infections, mieux vaut se laver après, mais il faut également et surtout se traiter.

En l'absence de lubrification, est il possible d'utiliser un gel?

L'utilisation régulière d'un lubrifiant ne présente aucun danger à condition de choisir un gel hydratant qui ne sèche pas trop vite. Il existe aussi d'autres produits sur le marché, comme le polycarbophile, qui n'est pas hormonal. Il s'utilise en dehors des rapports, ce qui évite au couple d'avoir à interrompre les ébats (3 matins par semaine). Il humidifie et restaure la physiologie du vagin.