Tragique, pathétique, désespérée, est notre façon de faire l'amour et de la représenter.A regarder notre société et ses images, combien mon ventre peut être sur le qui vive ou en panne et mon coeur s'affliger.

"Comment être un bon coup sexuel ? Comment la (le) rendre folle ? Le truc imparable". Sans oublier nos pubs et ses objets-femmes : pute, chienne et ravie.

Oui il existe aussi ces nounours embrassés, rassurants et régressifs, et … les tournantes, juste là dans la cave de l'immeuble voisin et la burka afghane juste… un peu plus loin.

Bien sûr, nous qui lisons ces lignes, ça ne nous concerne pas directement. Bien sûr…

STOP.

Le temps est là pour chacun de nous. Oser reconnaître ce que nous générons. Oser réaliser ce qui nous est reflété de nous même, là devant nous.

Et dans l'intime écouter le chant qui monte des profondeurs. Entendre l'appel de la Terre en nous, en chacun de nous.

Cette Terre que nous maltraitons à l'extérieur qui se crispe en chacun de nous, et dans le vagin des femmes.

Terre conquise, polluée, creusée, vendue. On y fait même des expériences de fission nucléaire sur ses lieux hautement sacrés.

Terre intime, féminin présent en chacun de nous, homme et femme, femme et homme. Certes, que nous habitons différemment dans un corps d'homme ou de femme, cependant l'aventure est commune et indissociable.

Osons reconnaître que depuis le temps de nos écrits, quelques 5000 ans, nous avons expérimenté le masculin, jusque dans nos dieux jaloux, courroucés, et l'avons laissé reléguer, soumettre, démoniser le Féminin, la grande Déesse.

Notre sexualité en est le concentré, l'essence. Là est la rencontre et/ou la confrontation du masculin et du féminin. Là est l'invitation à la guérison, à l'alchimie qui permettra la vraie rencontre, à l'amour de laisser danser la vie.

Quelle est la sexualité proposée par le masculin ?

Une sexualité inconsciemment manipulée par la biologie, la reproduction où tous les efforts sont tendus vers le résultat, où tension, excitation, fantasme, frénésie se focalisent vers l'éjaculation ou ultime sophistication, son contrôle.

Ejaculation et orgasme même combat : y arriver - trouver le truc ou le point magique pour décharger la tension ; améliorer la performance - ça ressemblerait à une drôle de BD si ça n'était pas au détriment de l'amour. Le temps s'accélère vers le but, le faire, les mouvements s'emballent et le regard s'absente dans l'émotion, le corps se tend, les organes génitaux pénis et vagin se durcissent. Le geste, la caresse, la parole sont alors porteur d'intention, de condition et non d'amour. L'être est résumé à ses organes génitaux, au mieux à des zones érogènes.

La femme s'échappe dans le rêve, si ce n'est dans celui siliconé des séries télévisées. Car la femme sait que ceci n'est pas l'amour. Elle le sait, le sent, le pressent. Son cœur se limite et son ventre a froid.

Et les énergies divines et subtiles, du ventre de la femme sont inaccessibles, niées, oubliées.

Ceci n'est pas la faute des hommes, mais l'expérience globale humaine à travers le masculin via le patriarcat.

Sans doute avons nous connu avant un temps Féminin.

Force nous est de reconnaître que la suprématie de l'un ou de l'autre est simplement stupide et mortifère.

Homme ou femme, nous avons en nous même les deux polarités, de même que nous avons des hormones masculines et féminines.

Ces deux polarités s'attirent mutuellement, tels des aimants, force électromagnétique d'attraction qui maintient le monde en forme jusque dans l'intimité atomique, en désir, sur la vibration de l'amour.

Notre but commun est d'unir en soi ces deux polarités et l'autre à l'extérieur m'y ramène irrémédiablement tel un miroir y conspirant, cependant nos corps et nos circuits d'énergie sont différents.

Nous oublions qu'il y a aimantation entre le corps physique de la femme et son propre animus psychique et celui de l'homme et son propre anima, et le propre corps de l'homme ou de la femme entre le pôle positif et le pôle négatif.

Chez la femme, qui nous occupe ici, le pôle actif initiant, débordant, est dans ses seins, sa poitrine, son cœur, le pôle actif réceptif passif dans son vagin - (pour l'homme le cœur est réceptif, le pénis actif). Les corps nous le disent clairement.

Pour ne pas alourdir, nous n'inclurons pas ici le troisième œil ( actif chez la femme, passif chez l'homme).

Entre un homme et une femme, la source active de l'amour est donc le coeur de la femme, son organe actif le pénis.
Si les seins de la femme ne sont pas ouverts, autorisés, invités, éveillés par l'homme appelant l'amour ( et non le sexe ) les mots "faire l'amour" seront une illusion.

Et si on faisait l'amour ?

Diane Bellego est thérapeute pour couple & individuel
Anime des stages : L'énergie de la Déesse Tantra Chamanique
Tél. : 01.42.38.20.30
E-mail : dbellego.pferrer@wanadoo.fr

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